Phrases Moutonnes...

  • « Pour écrire un poème, il faut soit boire ou être amoureux » Poetry.
  • « Lire ne signifie pas glisser les yeux sur des caractères typographiques. Ce n’est pas un massage oculaire. » Monsieur DiMascio.
  • « La terre est bleue comme une orange » Paul Eluard.
  • "- Dans quel état étais-tu en écrivant La Carte… ?- J’avais froid. J’avais des problèmes de chauffage – d’où l’importance du chauffe-eau dans les premières pages." M. Houellebecq, prix Goncourt, à propos de "La Carte et le Territoire".

vendredi 12 novembre 2010

Exercice 11(Mouton Presse l’Ecrit)

Arrêts sur Extraits vous conseille aujourd’hui le chef d’œuvre de Pasoolina Petits Suicides entre Amis. Le finlandais nous transporte dans un univers où l’absurde côtoie le risible, le tendre. D’une plume qui se veut piquante, l’auteur croque ce sujet tabou pour nous offrir un récit plein de bons sentiments sans pour autant basculer dans la mièvrerie. Une peinture des mœurs drastique qui nous transporte au pays des sources thermales et de l’ironie acide.

                                                                                                   Catherine L. Pour Le Monde des Livres.

Exercice 10 (Mouton correspond)

Partie Brouter...

De retour avant la tonte...

Merci La Compagnie des Moutons

Exercice 9 (Mouton Broute Un Livre)

Jeune et bibliophile. La limite de deux livres à emprunter m’irrite et m’urtique.

Je les dévore, quatre en seize heures, les vacances aidant. J’en veux plus, j’en veux d’autres.

Affublée du difforme pullover de mon père et le cœur battant à l’allure d’une ferrari rouge.

Je longe les rayons, saisis deux petits volumes et les glissent le plus normalement du monde dans ma grosse poche ventrale.

Je suis un kangourou biblioklepte.

Les petits volumes grandissent, grossissent et deviennent presque éléphantesques.

Le poids de ma conscience est en osmose avec les imprimés.

Ils me brûlent presque à travers l’épais coton.

Mes mains moites les palpent, elles sont fébriles.

Mes joues, mes oreilles et même mon nez sont devenus tomate.

Je dépasse les portes, je ne me suis pas fait prendre.

Cela a été trop facile de devenir une petite voleuse de livres.

Exercice 8 (Grand Moutongraphié)

Et le grand frère en fait de même. Patience patience

La Compagnie des Moutons.

Exercice 7 (Moutongraphié)

Le mouton fait son timide sur sa carte coup de cœur. Vous le verrez dans toute sa splendeur dans quelques semaines.

Merci La Compagnie des Moutons.

Exercice 6( Moutonneau)

Je me souviens d’un magazine « Youpi » ou était-ce « Okapi ». Une  version condensée du Petit Prince avec de belles et grandes images. Ou encore une dizaine d’années plus tard quand avec ma petite sœur on redécouvre la rose et le renard. Nous sommes en février 2010, j’achète « Der Kleiner Prinz » à Berlin, je veux me remettre à l’allemand grâce à la plus universelle des histoires. Il ne se passe pas un mois sans qu’une citation de cette œuvre ne soit par quelqu’un en statut sur Fesse de Bouc. Antoine de Saint-Exupéry était un précurseur.

-Exercice 5 (Mouton Commun à Six Pattes)

Car je suis l’ange du bizarre

Ainsi l’a prédit le lutin du boudoir

Ainsi (Marien)

Ainsi(Liza)

Les homards dansent le quadrille

En draguant les crevettes dans un jeu de quilles

En quinquance jusqu’aux Antilles

En (Liza)

La vie est banale et bizarre

Un mouton rond comme un bonbon

Fruit de la Folie de Willy Wonkon

Dégoûté le roi veut partir

Chaque épine est un oiseau qui veut fuir

La bêtise est la sucrerie des mignons.

                               Tristan Derème et Christian Bachelin réécrits.

Exercice 4 ( Mouton Comparé)

"Pour une fois, quelque chose se passait et nous en étions les témoins comblés."

~J’éprouvais un plaisir malsain à voir l’Amérique, la grande à terre. Le fait de se sentir fort parce qu’épargné par ce drame était d’une indicible perversion. Je taisais cependant ces troubles pensées, je ne voulais voir dans le regard de Christophe un inévitable dégoût.

~Quatrième de couverture : Et si le mal de vivre d’un homme était résolu par la mort de milliers d’individus ?

                                                               Les Liens Défaits. Catherine L.

~Au fond nous n’étions pas des garçons cyniques, mais le spectacle, à la télévision, de Yasser Arafat et Jean-Marie Messier donnant leur sang pour les blessés des Twin Towers possédait une irrésistible force comique et nous conforta dans notre première réaction.

~Quatrième de couverture : Pourquoi un homme se coupe-t-il de la réalité, au point de se jeter dans la spirale vertigineuse de la dépression, laissant derrière lui les débris de son existence ? Christophe avait pourtant tout pour réussir : une femme amoureuse, un fils, une vie professionnelle réussie. Et un ami à l’affection indéfectible…

Le narrateur, en retraçant l’histoire tragique de cet homme déçu par son époque, brosse le portrait d’une génération désabusée, celle de l’après-Mai 68.

                                                               Les Liens Défaits. Christian Authier.

Exercice 3 (Mouton de Poussière)

Ma chambre est une bibliothèque. Au gré de ses 9m² sont rangés mes livres. Sur le rebord de la fenêtre les empruntés, à côté de mon lit ceux à commencer, empilés sur le bureau ceux sans étagère fixe. Couverts de poussière les réfugiés sont au haut de l’armoire. Mes livres ne sont pas rangés. Juste casés dans un coin, coin désireux de les accueillir. Boulimique je les achète, encore faut-il les placer. De petites pyramides libriques égayent mon cocon. J’aime redécouvrir le livre oublié. Cette bibliothèque se déploie jusque dans les cartons entreposés chez une amie. Livres orphelins en quête de place qui cohabitent avec des bouteilles interdites. Ils veulent retrouver leur maman. Mais la réunion est pour bientôt. Le 9m² se muera en 10m², les étagères prendront de l’envergure et accueilleront ces exclus du millimètre près. Les poches avec les poches, les beaux livres avec les beaux livres. Des biblios enfin soigneusement théqués. Et ceux restés à Maurice ? Ceux vers lesquels je tends machinalement la main pour après me souvenir qu’ils sont à douze heures en avion de moi ? On ne parlera pas d’eux…